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Ottawa interdira le transport de pétrole dans le nord de la Colombie-Britannique

Le Devoir |13 mai 2017 |Alexandre Shields | Actualités sur l’environnement

Quelque 400 pétroliers seront chargés chaque année dans la région de Vancouver afin d’exporter le pétrole albertain vers le marché asiatique. (Photo: Jonathan Hayward Archives La Presse canadienne)

Après avoir approuvé un projet de pipeline qui augmentera significativement le trafic de pétroliers dans la région de Vancouver, le gouvernement Trudeau a déposé vendredi un projet de loi qui imposera un moratoire sur le transport de pétrole brut dans le nord de la Colombie-Britannique. Une législation qui n’affecte pas les projets d’exportation de gaz naturel liquéfié.

Le gouvernement a déposé au Parlement le projet de loi C-48, qui s’intitule « Loi sur le moratoire relatif aux pétroliers ». Cette nouvelle loi interdira aux pétroliers qui transportent du pétrole brut « de s’arrêter, de charger ou de décharger leurs cargaisons dans les ports et installations maritimes qui se trouvent dans le Nord de la Colombie-Britannique ».

La zone du moratoire proposé s’étend de la frontière nord canado-américaine vers le sud, jusqu’au point situé sur la partie continentale de la Colombie-Britannique adjacente à la pointe nord de l’île de Vancouver. Le premier ministre Justin Trudeau avait promis de présenter une telle mesure de protection côtière au moment de rejeter le projet de pipeline Northern Gateway, qui devait permettre d’exporter du pétrole des sables bitumineux à partir du nord de la Colombie-Britannique.

« Cette loi et d’autres mesures que nous prenons pour améliorer la sécurité maritime, dans le cadre du Plan de protection des océans, protégeront les côtes et les cours d’eau dont dépendent les Canadiens d’aujourd’hui et de demain », a fait valoir vendredi le ministre des Transports, Marc Garneau, par voie de communiqué

 

Pétroliers à Vancouver

Ce moratoire ne concerne toutefois pas le transport d’essence, mais aussi les projets d’exportation de gaz naturel liquéfié. Le gouvernement Trudeau a d’ailleurs approuvé en septembre 2016 un tel projet, le Pacific Northwest LNG, dont le port d’exportation sera justement situé dans le nord de la province.

Par ailleurs, le gouvernement Trudeau a aussi approuvé en novembre le projet de pipeline Trans Mountain, de Kinder Morgan. Ce pipeline transportera chaque jour 890 000 barils de brut albertain vers la région de Vancouver. Ce pétrole sera alors chargé sur des navires, en vue de son exportation. Cela signifie que le trafic de pétroliers augmentera substantiellement dans cette région densément peuplée. Quelque 400 pétroliers seront chargés chaque année pour exporter le pétrole vers le marché asiatique.

Si le pipeline Énergie Est est construit, la navigation de pétroliers devrait aussi augmenter dans l’est du pays, puisque le pétrole sera en bonne partie exporté à partir du port de St-John, au Nouveau-Brunswick. TransCanada cherche aussi à construire un deuxième port d’exportation, possiblement au Québec.

Par ailleurs, sur le Saint-Laurent, le transport de pétrole brut entre Montréal et Québec a augmenté depuis l’inversion du flux du pipeline 9B, d’Enbridge. Celui-ci transporte du pétrole de l’Ouest jusqu’à Montréal, où il est chargé sur des pétroliers qui font la navette jusqu’à la raffinerie de Valero, située à Lévis.

 

La région visée par le moratoire sur le transport pétrolier

Source: Centre canadien de cartographie et d’observation de la Terre