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Mort de baleines : les bateaux obligés de ralentir dans le golfe du Saint-Laurent

Radio-Canada – Publié le vendredi 11 août 2017 à 6 h 03

Le ministre des Pêches et des Océans, Dominic LeBlanc, et le ministre des Transports, Marc Garneau, en ont fait l’annonce à Pointe-du-Chêne, vendredi matin. Photo : Radio-Canada/Catherine Allard

Le gouvernement fédéral oblige les navires à ralentir dans le golfe du Saint-Laurent pour réduire les risques de collision mortelle pour les baleines.

Un texte de Catherine Allard

Le gouvernement du Canada impose une limite de vitesse de 10 nœuds (18,5 km/h) à tous les navires mesurant au moins 20 mètres. Cette mesure temporaire est en vigueur immédiatement et sera levée lorsque les baleines auront quitté le secteur.

Les navires circulent habituellement à une vitesse de 15 nœuds, en moyenne, selon les estimations du ministère des Transports.

Le gouvernement fédéral avait déjà demandé à tous les navires de ralentir dans ce secteur. Cette mesure est aujourd’hui obligatoire.

La mesure s’applique dans le secteur du golfe qui s’étend de la côte nord du Québec au nord de l’Île-du-Prince-Édouard, mais la zone pourrait éventuellement changer, précise le ministre des Transports Marc Garneau.

Le ministère des Transports et la Garde côtière veilleront au respect de la nouvelle directive. Les contrevenants seront passibles d’une amende variant de 6000 $ à 25 000 $.

Quel impact sur l’industrie?

Le ministre des Transports Marc Garneau reconnaît que ces mesures auront un impact sur l’industrie.

« Ça peut signifier des retards de l’ordre de six ou huit heures, selon les navires. Ceux qui circulent plus rapidement verront un impact plus grand. »

« On croit que l’impact va être accepté par l’industrie parce que c’est pour une cause importante. Ce sont des mesures raisonnables pour régler un problème important », ajoute-t-il.

Les pêcheurs ne sont pas touchés

La limite de vitesse ne touchera pas les pêcheurs, car ils circulent déjà à moins de 10 nœuds, précise Jean Lanteigne, directeur général de la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels.

« Ce n’est pas une vitesse qu’ils font, c’est plutôt 9 ou ce genre de vitesse là. Se contraindre à une limite de vitesse de 10 nœuds, ce n’est pas quelque chose qui aura une incidence sur nos pêcheurs. Cependant, je pense que c’est une excellente mesure d’Ottawa d’être capable de restreindre cette vitesse-là », affirme Jean Lanteigne.

D’autres mesures à venir?

Le gouvernement pourrait imposer des mesures supplémentaires l’année prochaine, notamment en ce qui concerne l’industrie de la pêche.

Le ministre des Pêches et des Océans, Dominic LeBlanc, affirme qu’il attend les résultats des nécropsies faites sur les baleines mortes pour imposer davantage de mesures.

« Nous allons évaluer s’il est pertinent de modifier les saisons de pêche et aussi si des changements d’équipements [de pêche] permettraient de sauver des baleines », explique-t-il.

Les résultats seront rendus publics à la mi-septembre.