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Cellulaire au volant : le ministre des Transports veut des sanctions plus sévères

Valérie Gonthier, Journal de Montréal

(Adrian Wyld / La Presse canadienne)

Le ministre des Transports croit qu’il faut être plus sévère avec les conducteurs qui sont des adeptes irréducti­bles du cellulaire au volant.

«Il suffit de voir l’actualité, on rapporte toujours un cas où quelqu’un a eu un accident qui semble impliquer le cellulaire au volant», a dit hier le ministre des Transports du Québec, Laurent Lessard, en réaction au dossier du Journal publié ce week-end à propos de ce fléau.

Dans la série de reportages, on rapportait que cette mauvaise habitude fait maintenant presque autant de morts et huit fois plus de blessés que la conduite en état d’ébriété. Appelé à commenter en point de presse, le ministre Lessard a dit vouloir serrer la vis aux fautifs et compte «regarder plus sérieusement» la meilleure façon de le faire.

«On ne veut pas que les gens textent en conduisant parce qu’on voit bien que, rapidement, ils perdent le contrôle et que ça a des impacts néfastes sur la population.»

Consultation publique

Une consultation publique de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) se tient d’ailleurs présentement dans plusieurs régions, permettant à des citoyens ou à des groupes de proposer des idées pour améliorer le bilan routier.

Le sujet du cellulaire au volant «revient souvent», a constaté le ministre.

La semaine dernière, un neurochirurgien a pris part à une séance afin de dénoncer ce problème. Le Dr Alain Bilocq a déjà traité des jeunes décédés des suites d’accidents­­ de voiture causés par le téléphone au volant. «C’est devenu une vraie plaie», a-t-il dit au Journal.

La Coalition avenir Québec (CAQ) a aussi réagi à notre dossier en proposant hier qu’une commission parlementaire soit mise en place pour se pencher sur la problématique du cellulaire au volant.

Se faire une tête

«Depuis quelque temps, les nouvelles en ce sens se font nombreuses. Lorsqu’on voit tous ces drames, il faut s’y attarder», a dit Benoît Charette, porte-parole en matière de transports à la CAQ.

Il a noté les pistes de solution des plus variées proposées par les coroners: criminalisation­­ du cellulaire au volant, augmentation du nombre de points d’inaptitude ou installation de brouilleurs d’ondes dans les voitures. Selon lui, la mise sur pied d’une telle commission permettrait d’obtenir des résultats «concrets et rapides», pour éventuellement améliorer la loi.

«Ça permettrait aux parlementaires de se faire une tête sur le sujet. C’est clair qu’il faut y aller d’une réflexion plus large, sur comment faire de la prévention et comment s’assurer que les mesures prises sont les bonnes», a-t-il dit.

La ministre de la Justice du Canada Jody Wilson-Raybould n’a pas précisé au Journal si elle prévoit modifier un jour le Code criminel afin de criminaliser l’utilisation du cellulaire au volant.

– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon et de Christopher Nardi